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A propos du lièvre ....

Un engagement affiné et dans la durée en faveur du

lièvre

 

Le plan d’actions en faveur du lièvre brun a été adopté en 2013. Le bilan des cinq premières années de mise en oeuvre s’avère contrasté, avec des effectifs de lièvres qui restent bien insuffisants. Les mesures ont donc été revues dès 2019 et l'Etat entend poursuivre son engagement sur la base des expériences locales et des succès obtenus à Bâle.

 

Si les mesures du plan d’actions en faveur du lièvre brun ont bien pu être mises en oeuvre avec le concours des

milieux agricoles et de la chasse, les effectifs de lièvres n’ont pas évolué comme espéré. En moyenne cantonale,

les effectifs atteignent aujourd’hui 1,7 individus au km , alors que la population avait chuté à 1,1 en 2014. Ce bilan

s’avère bien inférieur à l’objectif visé de 4 lièvres au km . Une évolution positive, mais fragile, semble toutefois se

dessiner en 2018 et au printemps 2019. Ces constats conduisent le groupe de travail ad hoc à revoir et à mieux cibler sa stratégie pour les années à venir.

 

Le plan d’actions jurassien a ainsi été revu, notamment sur la base des succès obtenus à Bâle-Campagne dans lecadre d’un projet similaire intitulé «Hopp Hase». Les adaptations concernent les mesures de revitalisation de

l’habitat et de protection des levrauts, ainsi qu’une priorisation sur deux régions de plaine («Vendline-Coeuvatte»

en Ajoie et «Sur Chaux» sur les communes de Haute-Sorne et Courtételle). Deux types de surfaces agricoles

seront particulièrement promus, soit les jachères florales suffisamment étendues au sein d’autres cultures et les

parcelles de céréales semées de manière moins dense. Ces deux habitats offrent en effet un couvert végétal aux

levrauts à l’abri de prédateurs et d’interventions mécaniques

.

En collaboration avec AgriJura, les exploitants agricoles seront directement contactés. Ils seront incités, par le

programme environnemental relatif aux surfaces de promotion de la biodiversité, à mettre en place de telles

surfaces. Les recensements nocturnes effectués au printemps par les gardes-faune seront poursuivis afin

d’évaluer l’effet sur la densité. En cas de succès, une généralisation des mesures sur l’ensemble du territoire

pourra être prévue. En parallèle à la mise en place des surfaces favorables à la protection des levrauts, les

actions de limitation de la prédation et de surveillance du territoire seront poursuivies. Finalement, et avec le

concours de l’HEPIA (Haute école du paysage, de l’ingénierie et d’architecture de Genève), les déplacements et

comportements spatiaux de quelques lièvres seront analysés en les équipant d’un collier GPS.



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